Articles au Nouvelliste

Un échantillon des articles publiés au quotidien Le Nouvelliste.



- Un dialogue politique historique, plus qu'une nécessité aujourd'hui en Haïti

Quand dans une société éclate une crise si complexe que la force (la dialectique des armes) se révèle incapable d’y permettre un dénouement, et au mieux dans l’intérêt de tous et de toutes, le dialogue (l’arme de la dialectique) reste et demeure le meilleur moyen d’y faire face. Cette assertion est d'autant plus valable s'il s'agit d'une société ayant fait le choix de fonctionner dans un régime démocratique, lequel, fait remarquer le politologue et sociologue français Raymond Aron, exige une grande culture de dialogue en vue de compromis en permanence entre les élites se concurrençant pour l'exercice ou le partage du pouvoir.

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- Le président Jovenel Moïse dans le sillage de ses prédécesseurs

Quand, en pleine campagne présidentielle -la plus longue et la plus sulfureuse de l'histoire politique récente du pays-, le candidat Jovenel Moïse alla de contrée en contrée, de tribune en tribune, promettant, avec tambour et trompette, d'organiser, s'il était élu, les états généraux sectoriels de la Nation, des citoyens, fatigués du long règne de l’instabilité politique dans le pays et des pouvoirs cheminant de tâtonnement en tâtonnement et de maladresse en maladresse, poussaient un OUF! Ouf de voir un candidat, à deux doigts du fauteuil présidentiel, affichant une certaine volonté de procéder à la réalisation d'un état des lieux général des différents secteurs d'activité du pays, de réunir autour d'une même table, celle de la fraternité, du dialogue et de l'entente, les élites haïtiennes pour poser conjointement les problèmes réels du pays et y trouver des solutions viables et, dans la foulée, de montrer que la politique pouvait se faire autrement et de manière moderne en Haïti, ainsi que la gestion de la res publica.

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- Haïti : Et si les citoyens pouvaient révoquer les élus…

Sont légion, à l’échelle du globe, les pays où le mandat des élus, à quelque pouvoir qu'ils appartiennent, peut être révoqué par les citoyens pour plusieurs raisons, notamment pour promesses non tenues ou prise de décisions foncièrement contraires à leurs intérêts. Tel n'est pas le cas en Haïti. Ici, celui ou celle qui fait campagne et prend solennellement des engagements devant la population, et sur la base desquels celle-ci, entre autres déterminants du vote, lui accorde sa confiance et lui mandate de la représenter au Parlement, à l’exécutif ou au niveau des collectivités locales, une fois élu devient, dans la plupart des cas, l’opposé le plus parfait du candidat qu'il fut. C'est ainsi qu'un candidat à la députation peut promettre l’exécution d’énormes chantiers dans sa circonscription, même s'il sait pertinemment que pareilles actions ne relèvent point de la compétence d'un parlementaire et que, de ce fait, il n'aura, même à un très faible pourcentage, la capacité de matérialiser ces promesses.

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Radio Méga/Émission Carrefour/26 avril 2022

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